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- 1. Emergence (intro)
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- 2. L'instant Du Dessus
C'est un corps qui a vaincu
Que l'aube encense et perpetue
Une puissance qui s'est battue
Offrant aux sens ce qui est du
En cette aisance, cette tenue
Oeuvre une danse qui s'est accrue
Car du jouir, du rire parvenu
Nait a present l'instant du dessus
Aux antipodes de tout epuisement - se joue ma retention
Regne vital du delassement - premices d'une creation
Une montagne dont les trefonds suspendent toute reaction
Je suis un arbre, lent et fecond, qui se rit des agressions
C'est d'un air vif et explosif
Dont se nourrit ma belle humeur creatrice
Un vent "puissif" et incisif
Dont l'action sur les petits est destructrice
Car ma gaiete effraie et fait fremir
Elle regorge d'une puissance que l'on ne peut contenir
C'est de l'humeur d'un fou que les pauvres jugent
C'est de la force d'un homme dont la realite fait part
Submerger, engloutir et surpasser
La douceur de ce qui est violent, cru et vivant
Ne se devoile qu'au terme d'un depassement
Car c'est a nous que revient le droit de la maitrise
Pour que le soleil inonde et la vue jamais ne se brise
Mais je ne suis pas a l'abri
D'etre a mon tour, moi-meme demuni
L'instable, a tout instant, me guette
M'imposant de nouveau l'eternelle conquete
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- 3. Le Distant
A moi le silence aux mille yeux
Au nom d'un solipsisme de surface
Lorsque l'homme voile ce qui se passe
Je m'ecarte et n'en vois que mieux
Un vide apparent s'ouvre enfin, sans reticence
Au torrent ou s'abreuvent mes absences
Une ombre lointaine, ma discordance
Dissimulant ma libre errance...
A moi la distance hurlante, la profusion
Loin des multitudes appauvries
Une perpetuelle resurrection
La ou je n'ai plus a craindre mes nausees
Je me deverse et rend en toute tranquilite
Sans desabuser mon autre, non-eclabousse
Je souffre mais m'allege de ce qu'il n'y a plus a juger
Je declare ma profonde alterite
A l'ombre souriante des sanctuaires du soir
Je decouvre le sens etouffe par d'autres voix
Mais qu'enfin je peux entrevoir...
Et honte a ceux qui calomnient la vie
Vous qui si souvent glorifiez l'ennui
Que l'independance, solution d'une utile selection
Vous epuise sous le poids nocif de votre adoration
N'y a-t-il point d'ouies pour ce vacarme qui isole?
Le narcotique devient la vie, oublie toute compagnie
Et halte! halte! Halte a toutes nos phobies
L'habit du silence luit pour les sens qui desolent
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- 4. Gnose
Ici raccourcissent mes jours
Accables d'un fardeau plus lourd
La tension et la soif, incessantes
Les yeux fixes sur les etoiles ardentes
(... meme mortes...)
Maintenir cette terrible hauteur
Que seule la folie surplombe
Aller a l'omnisciente splendeur
Ou aux perils de la Tombe
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- 5. Uni Aux Cimes
Domaines sacres, impregnez chaque pensee
Car je me dresse sur les vieilles cimes inviolees
J'ai gravi les sentiers de l'ame, la rare limpidite qui subsiste
Une ultime nature au crepuscule de l'inaltere...
Je vous acclame! o monuments d'une grace indomptee
Emblemes de l'essence
Insaisissables tresors pour les mains des traires
Ou siege la grotesque impuissance
De l'esclave enviant le maitre
Derniers resistants exempts de chaines
Puis j'ai parcouru l'horizon, ou l'on dompte, ou l'on s'oublie
Quand le sauvage n'enseigne plus la grande harmonie
Et quand dans leur propre negation
Tant d'aveugles se joignent au crime contre la source
Nature! mon unite...
Qu'attend ce qui gronde pour se liberer
Et detruire ce poison en notre survie injecte?
Un orage de passion, convie sur les faces craintives
Laissant a l'abri les reflets de ce qui me porte au sublime
Ma substance, revelee, mais dans l'amertume et les maux
Que les spectres vacants ne planent jamais si haut
Domaines sacres, aspirez (inspirez) ma divinite
Dans l'ivresse d'une grande et antique unite
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- 6. Instables
L'omission des edens factices
Immuables pieusement jetes
Aux loups des mondes instables
Et voici l'aube insane!
L'angoisse des rois aux racines trop longues
Quand l'ivre turbulence emane
Dessinant les lignes d'une autre trame
L'esprit de l'infini reclame la faille
Un serpent y agite ses flammes
Malediction... nos soleils en ruines
Masques ronges par la rupture latente
Le declin des ordes, canevas
D'une implosion enivrante
Le cours de la fissure suit le cours du temps
O consciences, systemes et masses
Voyez vos pas qui s'effacent
D'une grande lutte les ephemeres traces
Conciliant le torrent et le sage
J'ai maudit les eaux qui stagnent
Discernant l'obscur elan des ages
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- 7. Le Seuil Ardent
Flamme vacillante, l'etre court a sa nuit
L'abime profond submerge mon corps
De ce bord, tant d'angoisses ont fane mon pouvoir
Brisant la vue des nouveau rivages
Entraves a ma flamme et mon vol
Les brumes voilent, voilent ma voie
Abime sans gloire, dieu des sans-visions
Devant ta frontiere ils se prosternent
Quand je reclame la croissance de ce que je discerne
Renaitre au-dela de ce gouffre inerte...
Disparais! Fantome d'un possible contenu
Surgis! Experience du feint inaccessible
Entre ces murs etroits, l'affranchi n'agit plus
Mais souffre le poids de sa perte
Songeant aux joies de l'encor imperceptible
L'absolu qui m'accable doit etre revolu
La moisson fertile brille au-dela de l'issue
L'ivresse disperse les spheres ou leur verite reside
Une realite close n'est que le masque du vide
Flamme vacillante, l'etre entier s'eveille enfin
Sans cesse menace par ce qui le contient
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- 8. Abyssale
"O moi, porte-parole de la souffrance
De la vie et du cercle (Nietzsche - APZ)
J'aspire a l'homme de la prochaine aube
Que dans les virages de l'aigle
Face aux boucles de ma sagesse
S'enlacent le cercle et mon sort
Pour que brille l'anneau sigilaire
Annee de l'eternite...
Car je danse sur cet unique present
La ou convergent les grandes phases du temps
Que ce qui se fixe ne soit pas ce "toujours"
Qui dans ce qui vient reclame le retour...
Sans cesse, sans cesse le "passer"
Fuit ce que ma volonte nie
Detresse, detresse, la puissance
Deprecie ce que la terre a bati
Oh convalescence eternelle
Plenitude inepuisable de la vie
Ce vers quoi se tourne ma nostalgie...
Car c'est aux cycles que je dois ma lueur
D'un "passer" qui demeure et jamais ne se meurt
Et n'aie crainte, mon precieux ami nous y retrouverons
Apaises par sa venue, a l'identique nous reviendrons
"O moi, porte-parole de la souffrance
De la vie et du cercle
Je t'appelle ma pensee la plus abyssale"
paroles ajoutees par Nattskog - Modifier ces paroles
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- 9. Oui (outro)